CitasMarch 21, 2009 9:38 pm

La noche fugaz, un momento de pensar
un momento de olvidar
un momento de repasar
la noche rápida ha de pasar

El único lugar donde quiero estar
El único lugar que cierro con broche
en donde se me olvidan los reproches
Mas que nada, el frío de la media noche

Nada como una noche con los amigos
Olvidando los enemigos
Pasando de personajes a testigos
Y teniendo lo mismo que un mendigo

CitasSeptember 14, 2007 10:56 am

BERENGER
C’est moi, c’est moi. ( Lorsqu’il accroche les tableaux, on s’aperçoit que ceux-ci représentent un vieillard, une grosse femme, un autre homme. La laideur de ces portraits contraste avec les têtes des rhinocéros qui sont devenues très belles. Bérenger s’écarte pour contempler les tableaux. ) Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau. ( Il décroche les tableaux, les jette par terre avec fureur, il va vers la glace. ) Ce sont eux qui sont beaux. J’ai eu tort ! Oh ! comme je voudrais être comme eux. Je n’ai pas de corne, hélas ! Que c’est laid, un front plat. Il m’en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ça viendra peut-être, et je n’aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! ( Il regarde les paumes de ses mains. ) Mes mains sont moites. Deviendront-elles rugueuses ? ( Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace. ) J’ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d’un vert sombre, d’une nudité décente , sans poils, comme la leur ! ( Il écoute les barrissements .) Leurs chants ont du charme, un peu âpre, mais un charme certain ! Si je pouvais faire comme eux. ( Il essaye de les imiter. ) Ahh, ahh, brr ! Non, ça n’est pas ça ! Essayons encore, plus fort ! Ahh, ahh, brr ! Non, non, ce n’est pas ça, que c’est faible, comme cela manque de vigueur ! Je n’arrive pas à barrir. Je hurle seulement. Ahh, ahh, brr ! Les hurlements ne sont pas des barrissements ! Comme j’ai mauvaise conscience, j’aurais dû les suivre à temps. Trop tard maintenant ! Hélas, je suis un monstre, je suis un monstre. Hélas, jamais je ne deviendrai un rhinocéros, jamais, jamais ! Je ne peux plus changer, je voudrais bien, je voudrais tellement, mais je ne peux pas. Je ne peux plus me voir. J’ai trop honte ! ( Il tourne le dos à la glace. ) Comme je suis laid ! Malheur à celui qui veut conserver son originalité !
( Il a un brusque sursaut. ) Eh bien, tant pis ! Je me défendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! ( Il se retourne face au mur du fond où sont fixées les têtes des rhinocéros, tout en criant : ) Contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu’au bout ! Je ne capitule pas !
RIDEAU.

CitasAugust 6, 2006 1:27 am

Es el título de un viejo poemario de Miguel Otero Silva publicado por el Ateneo de Caracas en el año 1965. De él copio el poema 5, que me gusta mucho:

Yo me río de la muerte,
gritó mi amigo temerario e incrédulo
mientras caía la nieve sobre los árboles lisiados
y un aroma de castañas asadas
pregonaba su lumbre como pan recién hecho.

Hace ya tantos años
que hoy tan sólo recuerdo los rasgos de mi amigo,
el metal turbulento de su voz desafiante,
las barandas del puente salpicadas de blanco
y esa proclama suya: yo me río de la muerte.

Después murió mi amigo.
Era joven y vigoroso como ninguno pero
murió, quien iba a creerlo dijimos todos
sus camaradas, y lo enterramos bajo la nieve,
bajo riscos de yelo a él que se reía de la muerte.

Sereno y olvidado se ríe de la muerte.